- 19 mars 1816 -

L’advenant le 19 mars, les membres composant le Conseil s’étant de nouveau réunis au lieu ordinaire de leurs séances,
conjointement avec douze propriétaires de la Commune des plus imposés et le plus distingués par leur probité, le Maire ayant
de nouveau donné lecture de la pétition présentée par M. L’Abbé Duronea, ainsi que de l’autorisation de Monsieur le Préfet
pour la réunion du Conseil.
Le conseil délibérant en présence des dits douze propriétaires, et sous l’assistance de leurs lumières, après avoir mûrement
discuté l’objet de la pétition, a dit que telle était la misère publique, après les guerres si désastreuses et si fatales à
cette commune qui en fut souvent le théâtre, que ne pouvant déjà acquitter les contributions imposées par le gouvernement
que la dette nationale paraissait devoir rendre encore plus onéreuses, il ne pouvait volontairement souscrire à une nouvelle
charge d’impôts, en faveur du vicaire, sans indisposer le public et ajouter à sa misère déjà trop rude ou réelle : que dans
le cas où il existerait une loi coercitive, il se soumettait à la subir, quelque put être l’embarras des habitants pour en
acquitter la dette, et en fixant le traitement au minimum de la taxe : que néanmoins dans un temps plus prospère ou lorsque
les charges publiques seront allégées, il se fera un devoir religieux de reconnaître les services de M. le Vicaire par une
gratification annuelle proportionnée aux ressources des habitants.
Fait et passé à la Mairie de St Pée.
