- 10 février 1817 -

L'an mil huit cent dix sept et le dix du mois de février, les membres compostant le conseil municipal de la commune de St
Pée, étant extraordinairement réunis au lieu ordinaire de leurs séances en vertu de l'autorisation de M le Préfet notifiée par
M le sous préfet par la lettre du 11 janvier dernier dont lecture a été faite par M le maire aux fins de délibérer sur les
observations de M l'inspecteur des Eaux et Forets en date du 21 décembre dernier au sujet du remplacement et de la rédaction
es garde-bois de la présente commune dont également lecture a été faite par M le maire.
Le conseil municipal délibérant sur cet objet observe :
1° que la nomination en 1811 des Srs Goyheneche, Borda et Badadin aux fonctions de garde-bois qui sera de fatale mémoire dans
les archives de al commune ne fut jamais l'ouvrage du conseil municipal qui ne fut ni consulté, ni consentant, non plus que
celui du maire qui n'en connut que le faut le lui eut fait connaître. D'où il résulte que cette nomination fut une nomination
frauduleuse et clandestine, ex à la religion des autorités supérieures, sans le concours ni participation de l'autorité
administrative, si le cas le requiert.
2° Le conseil observe que lorsque le garde-bois se trouvait confié aux soins et à la vigilance de leurs exécution au nombre de deux, le bois était
respecté et prospérait à la satisfaction de la commune. Lorsque des menées ténébreuses les firent proscrire pour les remplacer par les trois individus
ci-dessus démissionné dont la représentation a été si désastreuses à la commune : ce qui est une preuve que la conservation du bois ne repose pas
sur le nombre des gardes d'une commune mais bien sur leur activité et leur fermeté à réprimer et intimider les délinquants, ainsi que sur leur
fidélité.
3° Le Conseil observe que l'état de ruine absolue dans lequel est tombé le bois communal sous la hache de quatorze communes qui
l'environne et qui depuis plus de trois ans y font main basse au mépris d'une surveillance illusoire bien loin d'imprimer de
la confiance dans la personne de ses garde-bois insouciants, est un motif impérieux de leur plus prompt remplacement par les
Sr Dque Duhalde et Jean Dermit, par des hommes de lois et plus attaché aux intérêts de la commune, sous la réserve néanmoins
que s'ils ne se rendaient dignes par leur conduite , ils seraient notés à hache à l'autorité compétente et sur le champs supprimés.
4° Le conseil observe que le prix qui pèse sur la commune de St Pée, pour le traitement de ses gardes-bois et spécialement pour celui
du garde général, comparativement avec celui qui pèse sur les autres communes du ressort du même garde général, tel qu'Aïnhoa, Urrugne,
Sare, Ustaritz et autres se trouve fixé dans une disproportion accablante pour elle
